Faustine Bollaert figure parmi les animatrices les mieux installées du paysage télévisuel français. Depuis son arrivée sur France 2 avec Ça commence aujourd’hui en 2017, elle a progressivement construit une position solide, et sa rémunération reflète cette trajectoire. Mais combien gagne réellement Faustine Bollaert ? Les chiffres circulent, les estimations varient, et il est temps de mettre les choses à plat.
Le salaire de Faustine Bollaert à la télévision publique
Faustine Bollaert anime Ça commence aujourd’hui sur France 2 depuis septembre 2017. Cette émission quotidienne, diffusée du lundi au vendredi en début d’après-midi, représente sa source de revenus principale et la plus stable. Les animateurs de talk-shows quotidiens sur une chaîne du groupe France Télévisions perçoivent généralement une rémunération comprise entre 10 000 et 25 000 euros bruts par mois, selon leur notoriété et leur ancienneté.
Pour Faustine Bollaert, les estimations les plus crédibles, relayées notamment par des sources spécialisées dans les rémunérations du secteur audiovisuel, situent son salaire mensuel autour de 15 000 à 20 000 euros bruts. Ce niveau de rémunération correspond à celui d’une présentatrice confirmée sur une chaîne nationale publique, sans atteindre les sommets pratiqués dans le privé.
Il faut comprendre que France Télévisions applique une grille de rémunération plus encadrée que TF1 ou M6. La liberté de négociation y est plus limitée. L’ancienneté et l’audience de l’émission pèsent lourd dans la balance : or, Ça commence aujourd’hui rassemble régulièrement entre 700 000 et 900 000 téléspectateurs en moyenne, ce qui en fait un programme performant sur ce créneau horaire.
Comment ce revenu se compare à d’autres animatrices françaises
Pour mettre les chiffres en perspective, regardons ce qui se passe ailleurs. Karine Le Marchand, animatrice phare de M6, est créditée d’un salaire mensuel estimé à environ 40 000 euros bruts. Anne-Sophie Lapix, figure indispensable de France 2 mais sur le créneau très stratégique du journal de 20h, toucherait autour de 25 000 euros mensuels. Faustine Bollaert se positionne donc dans une fourchette intermédiaire, cohérente avec son profil.
Ce n’est pas une critique. Le segment de l’après-midi, même quotidien, génère moins de pression qu’un prime time ou un journal télévisé. Les enjeux d’audience sont multiples. À mission comparable, la rémunération suit logiquement. Ce qui distingue Bollaert, c’est la régularité : une émission quotidienne garantit un flux de revenus continu, contrairement aux animateurs de magazines hebdomadaires.
Les revenus annexes : contrats publicitaires et partenariats
Le salaire télévisuel n’est qu’une partie du tableau. Les revenus publicitaires et les partenariats de marques constituent une deuxième strate souvent sous-estimée pour les personnalités médiatiques de son calibre.
Faustine Bollaert collabore ponctuellement avec des marques, notamment dans les secteurs de la beauté, du bien-être et de la mode. Ces partenariats prennent la forme de campagnes de communication, d’apparitions dans des publicités ou de collaborations sur les réseaux sociaux. Sur Instagram, où elle comptabilise plus de 200 000 abonnés, un post sponsorisé d’une personnalité à sa notoriété peut générer entre 1 500 et 5 000 euros selon les estimations du marché de l’influence en France en 2025.
Ces revenus restent difficiles à quantifier précisément, car ils fluctuent d’une année sur l’autre. Une saison où elle multiplie les partenariats peut facilement rapporter 30 000 à 50 000 euros supplémentaires sur l’année. Ce n’est pas négligeable, mais cela reste secondaire par rapport à sa rémunération principale.
Ses activités d’auteure et leur impact financier
Faustine Bollaert est également auteure. Elle a publié plusieurs ouvrages, dont L’amour après et Cœur ouvert, des livres dans lesquels elle analyse des thèmes liés aux émotions, aux relations humaines et à la reconstruction personnelle, dans la continuité de ce qu’elle aborde dans son émission. La publication d’un livre par une personnalité médiatique génère des à-valoir variables : entre 5 000 et 30 000 euros pour un premier contrat, davantage pour une auteure déjà connue.
Les droits d’auteur représentent habituellement 8 à 12 % du prix de vente hors taxe pour chaque exemplaire vendu. Si un ouvrage se vend à 20 euros et s’écoule à 20 000 exemplaires, cela représente environ 32 000 à 48 000 euros bruts de droits. Ce n’est pas une fortune, mais c’est une source complémentaire non négligeable qui renforce la diversification de ses revenus.
Présentations événementielles et cachets hors antenne
Moins documentée, cette activité existe pourtant bel et bien. Les animateurs connus animent régulièrement des soirées d’entreprise, des galas ou des remises de prix, en dehors de leur activité principale. Pour une personnalité du niveau de Faustine Bollaert, un cachet d’animation événementielle se situe habituellement entre 5 000 et 15 000 euros par prestation.
Ces revenus sont épisodiques. Elle ne court pas les plateaux d’entreprise chaque semaine. Mais deux ou trois prestations dans l’année peuvent représenter un complément substantiel de 15 000 à 30 000 euros. Ce segment reste le moins transparent, car ces contrats n’ont aucune obligation de publicité.
Estimation du revenu annuel global de Faustine Bollaert
En additionnant l’ensemble de ses sources de revenus, une estimation sérieuse du revenu annuel brut de Faustine Bollaert tourne autour de 250 000 à 350 000 euros. Ce chiffre intègre son salaire de présentatrice, ses revenus publicitaires, ses droits d’auteur et ses prestations ponctuelles.
Après impôts, et compte tenu que les hauts revenus en France sont soumis au taux marginal de 45 % au-delà de 177 106 euros (seuil 2025), le revenu net annuel se situerait plutôt autour de 150 000 à 200 000 euros. C’est confortable. C’est très au-dessus du salaire médian français, qui s’établissait à 2 030 euros nets par mois en 2023 selon l’INSEE. Mais cela reste loin des rémunérations astronomiques parfois attribuées aux stars du PAF.
Soyons honnêtes : personne en dehors de son cercle professionnel ne connaît ses chiffres exacts. Les estimations circulant dans la presse people ou sur les sites spécialisés sont des ordres de grandeur, pas des données certifiées. La prudence s’impose.
La trajectoire de carrière qui justifie ces revenus
Pour comprendre pourquoi Faustine Bollaert touche ce niveau de rémunération, il faut revenir sur son parcours. Elle a commencé sa carrière comme journaliste et chroniqueuse, notamment sur Europe 1 et Canal+. Ce n’est qu’après plusieurs années de formation médiatique qu’elle a pris les rênes d’une émission en solo sur une chaîne nationale.
Ça commence aujourd’hui traite de sujets sensibles : violences conjugales, deuils, maladies graves, reconstructions personnelles. Animer ce type de contenu exige une formation et une expertise émotionnelle spécifiques, que Bollaert a clairement développées. Ce positionnement éditorial fort a créé une fidélité d’audience réelle, ce qui justifie la continuité de l’émission depuis 2017 et, par extension, la stabilité de son contrat.
France 2 a renouvelé l’émission saison après saison, preuve que les audiences valident régulièrement le format. Un animateur dont l’émission survit neuf ans sur une même chaîne publique bénéficie forcément d’une revalorisation progressive de sa rémunération.
Ce que révèle son modèle économique sur l’évolution des métiers de l’audiovisuel
Le cas de Faustine Bollaert illustre parfaitement la mutation du métier d’animateur télévisuel. Pendant longtemps, le salaire de plateau suffisait. Aujourd’hui, les animateurs qui réussissent combinent plusieurs flux de revenus : chaîne première, réseaux sociaux, édition, événementiel. C’est une logique d’entrepreneur appliquée à un métier de l’image.
Ce modèle multi-sources n’est pas propre à Bollaert. Cyril Lignac en cuisine, Stéphane Plaza dans l’immobilier ou Karine Le Marchand avec ses projets de production ont tous développé cette logique. Franchement, les animateurs qui s’accrochent à un seul revenu télévisuel prennent un risque réel : un changement de direction éditoriale et c’est terminé. La diversification, c’est une protection autant qu’une opportunité.
Si vous cherchez à comprendre comment se construit la valeur économique d’une personnalité médiatique, observez la cohérence entre son positionnement thématique (l’humain, l’émotion, le vécu), sa présence sur différents supports et sa capacité à toucher des audiences fidèles. C’est exactement ce que Faustine Bollaert a réussi à construire sur presque une décennie. Et ça, ça se monnaie.
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