Devenir livreur Uber Eats : existent-ils des aides pour se lancer ?

Quand on souhaite se lancer comme micro-entrepreneur, il faut certes créer son entreprise, mais également disposer de fonds à investir. En effet, aucune activité professionnelle n’est possible sans un minimum de matériel. Il en va de même pour le métier de livreur. Celui-ci a besoin d’un véhicule – vélo ou scooter – et de l’équipement qui lui permet de se protéger, d’un smartphone d’une connexion internet. Tout cela coûte de l’argent, alors que l’activité n’a pas encore débuté. Pour cette raison, il existe plusieurs aides accessibles pour le candidat entrepreneur.

Les microcrédits de l’ADIE

L’ADIE est l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique. L’organisme soutient les jeunes entrepreneurs dans leurs démarches, mais également sur le plan financier. Son arme principale est le microcrédit. Il s’agit d’un prêt dont le montant est relativement restreint, mais qui doit permettre les premiers investissements. En outre, comme il ne s’agit pas d’une banque, les conditions d’octroi sont moins strictes.

L’ADIE intervient également dans l’aide et dans le suivi des personnes désireuses de devenir auto-entrepreneurs, comme par exemple pour le métier de livreur ou coursier. Il est possible d’y analyser son projet et de soupeser sa faisabilité. En outre, il y a un accompagnement à la création de la micro-entreprise.

Un service que propose également le site Hello My Business au travers d’une offre clé-en-main. Le candidat ne doit alors plus se préoccuper des démarches administratives qui sont prises en charge par cet acteur privé. Qui n’est d’ailleurs pas seul dans ce secteur avec des concurrents comme Legalplace ou Legalstart

Le montant maximal du microcrédit est de 10.000 €. Quand on souhaite devenir livreur, ce montant permet déjà d’acquérir son vélo ainsi que tout son équipement de protection pour se lancer dans son activité.

L’ADIE s’est spécialisée dans le prêt de microcrédit pour aider les nouveaux entrepreneurs

Les prêts d’honneur

Parfois, le microcrédit de l’ADIE ne suffit pas. En complément, il est possible de contracter un prêt d’honneur. C’est également un crédit, mais qui est accordé sans garantie ni caution, que l’on s’engage à rembourser sur l’honneur. Il est, en outre, à 0 %.

Par contre, tous les organismes d’aide ne les proposent pas. L’ADIE en fait quelques-uns lorsque ses microcrédits ne suffisent pas. Mais les acteurs principaux de ce type de prêts sont Initiative France et le Réseau Entreprendre.

Les aides genrées

Il existe des aides qui sont limitées au genre, c’est-à-dire qui sont spécifiquement à destination des femmes. On peut citer la « garantie Egalité femmes », uniquement réservé aux femmes, entrepreneures. Mais il y a également les Plans d’Actions Régionaux, que les régions mettent en place.

L’ACRE

L’ACRE est un mécanisme d’exonération des charges sociales en début d’activité. Autrement dit, l’entrepreneur qui se lance dans une activité professionnelle pourra bénéficier d’une exonération de charges sociales à hauteur de 50 %. Attention, cela ne se fait pas sans conditions. Il est donc nécessaire de se renseigner sur les conditions d’accès pour pouvoir en bénéficier.

Dans certains cas également, ce mécanisme n’est pas intéressant, car trop limitatif au niveau du plafond de rémunération.

Il y a donc une réelle réflexion à avoir sur l’opportunité de la demander, même si on y a accès.

L’ARCE

L’ARCE est une autre aide aux auto-entrepreneurs. Elle fait également partie, avec l’ACRE et l’ARE, de l’arsenal de Pôle Emploi pour faciliter la remise au travail de personne en recherche d’emploi. Ce dispositif est une sorte de maintien des allocations de chômage. Pôle Emploi verse alors une partie des allocations de chômage directement vers la micro-entreprise. Ces versements entrent dans le capital de la société sous forme de revenus.

L’avantage de ce dispositif est de permettre aux gens qui se lancent d’obtenir des revenus qui permettent de financer la nouvelle structure. Et donc d’avoir accès à des lignes de crédit et des avances de trésorerie. Par exemple, pour investir dans son vélo et rembourser un crédit contracté.

Le NACRE

Le NACRE est un nouveau dispositif qui permet au micro-entrepreneur de bénéficier d’un soutien financier. Ce soutien arrive également par l’intermédiaire d’un prêt à taux zéro. Le montant maximal est par contre moins élevé que les prêts d’honneur dont il est question ci-dessus. De plus, il faut souscrire un prêt complémentaire plus important. Ce n’est donc pas de l’argent donné gratuitement.

Par contre, outre l’aspect financier, NACRE propose un suivi durant une période de 3 ans. Un avantage qui permet au nouveau micro-entrepreneur de pouvoir corriger ses erreurs durant les premières années de son entreprise !

Pôle Emploi gère plusieurs programmes de mise à l’emploi et d’aide aux nouveaux micro-entrepreneurs : NACRE, ACRE, ARCE, etc.

Le maintien des allocations

Ce n’est pas parce qu’on devient micro-entrepreneur, qu’on n’a plus droit à rien. Au contraire. Via Pôle Emploi, il est possible de conserver une partie de son allocation de chômage durant les premiers mois de son activité.

Comme le candidat entrepreneur ne peut pas décemment gagner un salaire complet dès le premier mois, le maintien d’une partie de l’allocation lui permet de vivre durant les premiers mois.

La chambre des commerces et des industries

La CCI n’est pas uniquement là pour défendre les intérêts des grosses entreprises. Elles sont également là pour soutenir les personnes qui veulent se lancer comme livreur ou toute autre activité. Une CCI, où quelle soit, dispose de nombreuses ressources, et pas uniquement financière.

Dès le début du projet, l’organisme peut accompagner le candidat dans ses démarches en l’aidant à élaborer son projet et à monter des dossiers. Véritable point de contact, il est possible d’y obtenir toutes les informations dont on a besoin avant de se lancer, avec une personne de contact qui suit l’avancée du dossier.

Si l’aide n’est pas purement financière, elle est tout de même taillée, pour donner un maximum de chances d’obtenir des lignes de crédit et des avances de trésorerie auprès de banques. La CCI peut accompagner le micro-entrepreneur dans toutes ses démarches.

L’URSSAF

C’est l’organisme auprès duquel on crée sa micro-entreprise. Mais elle possède également d’autres cordes à son arc, notamment l’accompagnement et le versement de primes. Ainsi, il est possible, pour les auto-entrepreneurs, d’obtenir une prime de 500 € sous certaines conditions. C’est peu, mais cela apporte des liquidités dès le début de l’activité.